Michaela Harte : meurtre d’un people, condamnation d’un peuple

Les Mauriciens réagissent

Il fallait tôt ou tard que l’affaire Michaela Harte pointe le bout de son nez sur Good Morning Mauritius. Bien loin de l’image de carte postale donnée par l’île Maurice, un meurtre a été commis sur une Irlandaise début 2011. Un parmi tant d’autres dans ce pays, un parmi tant d’autres dans le monde. Les faits divers font fureur, une bonne partie des membres de la presse locale se réjouit du malheur des autres histoire d’avoir « quelque chose de croustillant » à offrir en Une aux lecteurs du lendemain.

Deux employés de l’hôtel où séjournait la défunte, Michaela Harte, ont été pointés du doigt. La première piste officiellement donnée par la presse a été adoptée durant un an et demi par les autorités chargées d’enquêter sur ce meurtre. Pourtant, il y a maintenant quelques semaines, ils ont été blanchis, dit-on. Mais pourquoi s’obstine-t-on à blâmer tout un pays pour un crime dont on ignore l’auteur ? Les Mauriciens les moins informés aussi bien que les personnes habitant à l’étranger prennent un sacré plaisir à boycotter l’île Maurice, pays où rien ne semble aller dans le bon sens. Ah bon ? Des crimes, des viols, des vols, sont commis par centaines chaque jour dans tous les pays du monde. L’île Maurice est petite, tout le monde se connaît, d’où le fait que les nouvelles semblent plus importantes. Malgré cela, c’est toute une population qui paye les pots cassés pour le meurtre d’un people.

Certaines personnes se font tabasser, d’autres lisent des absurdités sur leurs origines, voire sur elles-mêmes, et quoi ? Le meurtre a été commis à l’île Maurice, mais est-on sûr qu’un Mauricien en est l’auteur ? La question se pose. Pourtant, ce sont toujours les citoyens, qui passent pour des anonymes, qui semblent sur la bonne piste. Malheureusement, ils ne sont pas écoutés, au profit des pseudo-analyses des journalistes de faits divers d’une des plus grandes presses de l’île.

Pour bien remuer le couteau dans la plaie, le « Sunday Times » a voulu faire montre de ses photos insolites à la Terre entière, à savoir des clichés du corps sans vie de Michaela Harte. Réprimandé par la famille de la victime et le gouvernement local, le directeur de cette presse s’est vu présenter des excuses par le biais d’un communiqué il y a peu de temps. Ces dernières ont été rejetées, ce qui semble évident. Cet acte a terni, une fois de plus, l’image de l’île Maurice. Mais, de nouveau, on se demande pourquoi mettre l’index sur tout un pays et toute sa population, pour un meurtre dont on ne connaît finalement pas l’auteur, après un an et demi « d’enquête » ? La question mérite d’être posée, d’autant plus que cette affaire est en ébullition depuis quelques jours.

Aura-t-on une réponse valable d’ici-là ? Rien n’est dit, absolument rien. Si l’île Maurice vit au rythme des rumeurs, il semble que ce soit la même chose ailleurs. Hélas ! Les Mauriciens en paieront les conséquences, jusqu’à ce que mort s’en suive par désir de vengeance. En tout cas, le meurtre de Michaela Harte aura rendu gaillards de nombreux journalistes de faits divers, puisse-t-on les appeler ainsi…

Source image : Facebook

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